Les reprises d'entreprises plus pérennes que les créations

le 17/04/2013 à 08h43

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 Avec un taux de survie à 5 ans généralement situé entre 70 et 80 %, les reprises apparaissent nettement plus pérennes à cet horizon que les créations. En effet, selon une étude que vient de publier   l’Insee  , seulement 50 % des créations passent le cap des cinq premières années.


Lors de la phase de maturation de leur projet entrepreneurial, nombreux sont les futurs dirigeants à hésiter entre la création ou la reprise. Bien entendu, la donne en termes d’investissement initial est très différente. Au-delà de cet élément, les futurs dirigeants font souvent la balance entre les avantages et les inconvénients de deux statuts. Ils réfléchissent alors sur la liberté, sur le fait de reprendre ou de choisir ses salariés ainsi que sur la notion de risque.


Le sentiment de risque qui est instinctivement ressenti comme étant plus important en création qu’en reprise se traduit très concrètement, et quasiment arithmétiquement, dans le taux de pérennité des entreprises. La seule étude exhaustive, menée à l’échelle d’un département, montre que le taux de survie à 3 ans des entreprises reprises, en l’occurrence  en Haute-Savoie, est de 82 % alors qu’il n’est que de 63 % pour les créations (étude menée par l’Observatoire de la création d’entreprise en Haute-Savoie). A 5 ans, et selon que le repreneur ait été accompagné ou non par une structure d’accompagnement comme Réseau Entreprendre, le taux de pérennité oscille entre 70 et 80 %.


Ce taux est à comparer au taux de survie à 5 ans des créations qui est de 50 %. Ce chiffre, incontestablement faible, ressort de l’étude que vient de publier l’Insee sur la pérennité des entreprises crées en 2006.

 

Quatre facteurs influent grandement sur le taux de survie

Ainsi, sur les 286 000 entreprises crées en 2006, seulement 50 % sont encore actives en 2011. Ce sont les entreprises du commerce qui possèdent les plus faibles chances d’être encore active 5 ans après leur création : seules 45 % passent ce cap. Elles ne sont que 47 % à le franchir dans le secteur de la construction. A l’inverse, la palme revient au transport puisque 61 % des entreprises de ce secteur résistent encore au bout de 5 ans.


L’Insee pointe trois facteurs déterminants quant aux chances de pérennité d’une entreprise à 5 ans, outre le secteur d’activité.

La catégorie juridique influe largement : 44 % des entreprises créées sous le statut d’entreprises individuelles sont en vie 5 années plus tard contre 57 % de celles créées sous forme de société.

Les chances de pérennité dépendent aussi assez largement du capital investi à l’origine. Parmi celles créées avec moins de 16 000 euros, seulement 44 % sont pérennes à 5 ans ; ce pourcentage passe 60 % pour celles qui ont nécessité au moins 40 000 euros d’investissement et à 66 % pour celle créées avec 160 000 euros ou plus.

Enfin, plus le créateur est diplômé, plus les chances de survie de son entreprise sont bonnes. Ainsi, une structure créée par un titulaire d’un troisième cycle universitaire a deux fois plus de chance d’être encore sur pieds au bout de 5 ans que celle créée par un non diplômé .

 

Cyril ANDRÉ

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